Article écrit par Équipe Marketing
À 70 ans, Enrico commence encore la plupart de ses journées avant tout le monde. Quand on lui demande ce qu’il ferait s’il n’était pas là, il répond en souriant qu’il serait retraité. La blague en dit long : il pourrait s’arrêter, il choisit de rester. Non pour montrer l’exemple, ni par incapacité à ralentir, mais parce qu’il aime toujours autant retrouver les équipes, échanger avec les clients et participer à la vie de l’entreprise. À l’âge où beaucoup parlent de retraite, lui parle de projets, d’idées nouvelles et des personnes qui l’entourent. Ce qui le motive n’a jamais changé : apprendre, transmettre, se sentir utile.
Ceux qui le rencontrent pour la première fois découvrent un homme discret, qui parle peu de lui et préfère écouter. Il ne cherche pas le devant de la scène, encore moins à mettre en avant ce qu’il a construit. Pourtant, après plus de vingt-cinq ans à développer Synergix, son empreinte est partout : dans la manière de travailler des équipes, dans les relations de confiance tissées avec les clients et dans cette culture profondément humaine qui fait aujourd’hui partie de l’identité de l’entreprise.
L'homme avant le fondateur
Originaire de Suisse alémanique, Enrico quitte très tôt sa région pour s’installer à Genève et apprendre le français. Une décision qui en dit déjà long sur lui. Curieux de nature, il aime découvrir, comprendre, aller à la rencontre des autres. Cette curiosité le mènera à parler couramment quatre langues : l’allemand, le français, l’italien et l’anglais. Plus qu’une facilité linguistique, une manière d’aller vers les gens.
Cette ouverture ne s’est jamais limitée au cadre professionnel. Elle se retrouve dans son intérêt pour d’autres cultures, dans son attention aux évolutions de son époque, et sans doute dans le fait qu’il continue d’apprendre aujourd’hui avec le même enthousiasme qu’à ses débuts.
Comprendre avant d'entreprendre
Le parcours d’Enrico se lit comme une longue collection d’expériences. Un apprentissage de commerce, l’armée, l’administration fiscale, puis un diplôme d’expert en finance et controlling. La fiduciaire ensuite, dans deux sociétés différentes, cinq années à comprendre le métier de l’intérieur. La banque après cela, à Lugano puis jusqu’à Nassau. L’industrie comme responsable finance. Une première aventure entrepreneuriale en tant qu’associé, un poste de directeur financier sur l’une des premières plateformes d’analyse, puis les premiers pas dans la sous-traitance comptable et RH.
Chacune de ces étapes lui a montré l’entreprise sous un angle différent, et toutes ont nourri une même conviction, celle qui deviendra le fil conducteur de sa carrière : les dirigeants ont besoin d’un partenaire capable de comprendre leur entreprise dans son ensemble, bien au-delà des chiffres. Ce parcours raconte moins une succession de postes qu’une façon d’apprendre, de relier les expériences entre elles et de transformer chaque environnement traversé en matière utile pour la suite. C’est ainsi que se construit, patiemment, la vision qui donnera naissance à Synergix en 2001.
Une vision qui dépasse la comptabilité
Dès le départ, Enrico ne veut pas créer une fiduciaire de plus. Il imagine une entreprise capable de devenir un véritable département externalisé pour ses clients : leur comptabilité d’abord, puis leurs ressources humaines, avec la proximité, la disponibilité et la confiance que l’on attendrait d’une équipe interne. Très vite, les clients suivent.
Il ne s’agit pas seulement de produire une comptabilité irréprochable ou d’établir des salaires. Il s’agit de permettre aux dirigeants de déléguer sereinement, de bénéficier d’un accompagnement global et de se concentrer pleinement sur le développement de leur entreprise.
Cette vision, particulièrement novatrice à l’époque, définit encore l’ADN de Synergix. Les outils ont évolué, les métiers se sont transformés, les technologies occupent désormais une place centrale, mais la philosophie reste la même : construire des relations de confiance sur le long terme et accompagner les entreprises comme si elles faisaient partie de la maison.
Transmettre sans disparaître
Pour Enrico, transmettre n’a jamais consisté à préparer un successeur. Il s’agissait de construire une entreprise capable de continuer à évoluer, portée par des personnes partageant les mêmes valeurs tout en apportant leur propre vision.
L’histoire a voulu que cette transmission devienne aussi une aventure familiale. Jérôme rejoint Synergix en 2009 et en assure aujourd’hui la direction en tant que CEO. Alex apporte son expertise des ressources humaines et de l’accompagnement des clients en 2019, avant que Joël ne rejoigne l’entreprise en 2022. Chacun y trouve sa place, avec son parcours, ses compétences et sa personnalité.
Cette continuité ne repose pourtant pas sur les liens familiaux, mais sur la confiance : celle de laisser chacun faire évoluer l’entreprise à sa manière, sans chercher à reproduire le passé. Enrico reste présent, dans un rôle plus discret. Il supervise, partage son expérience, apporte du recul quand il le faut et reste disponible pour les équipes. Il continue de faire ce qui l’a toujours animé.
Une présence qui compte
Ceux qui travaillent avec lui parlent rarement de son parcours avant de parler de la personne. Ils évoquent sa disponibilité, son écoute, sa bienveillance et cette capacité à prendre le temps, même lorsque les journées sont chargées. Enrico est de ceux que l’on va voir pour demander un conseil, partager une idée ou simplement échanger quelques minutes.
Il écoute avec attention, répond avec simplicité et cherche à faire grandir les autres plutôt qu’à imposer son point de vue. Aider les gens, c’est sans doute ce qui le rapproche le plus de son métier : conseiller un dirigeant, structurer une organisation, accompagner quelqu’un dans une décision. Cette proximité n’a jamais été une méthode de management. C’est sa manière d’être, et sans doute l’une des raisons pour lesquelles il est autant apprécié des équipes.
Le goût des choses bien faites
En dehors du bureau, son énergie ne faiblit pas. À 70 ans, il reste sportif, fidèle à la salle de fitness plusieurs fois par semaine. Et puis il y a la cuisine, sa vraie passion. Un marmiton dans l’âme, doué, qui cuisine tout le temps, pour le plaisir de préparer de bons repas et de les partager avec ses proches.
Ces passions racontent bien l’homme : curieux, discipliné, généreux, toujours en mouvement. Dans le sport, en cuisine comme dans son métier, la même recherche l’anime : faire les choses sérieusement, avec patience, sans jamais oublier le plaisir de partager.
Continuer, par envie
Pourquoi travailler encore à 70 ans ? La réponse est finalement simple. Ni par habitude, ni parce qu’il ne saurait pas s’arrêter, mais parce qu’il aime profondément ce qu’il fait : retrouver les équipes le matin, échanger avec les clients, réfléchir à de nouveaux projets, suivre les évolutions du métier et de la technologie, et continuer à apporter sa contribution.
Tant que cette envie sera là, il ne voit aucune raison de faire autrement. Enrico n’avance pas pour prouver quelque chose. Il avance parce qu’il trouve encore du sens dans ce qu’il fait et dans les personnes avec qui il le fait.
Un endroit où les gens ont envie de rester
Après vingt-cinq ans, Enrico pourrait parler des entreprises accompagnées, des projets menés ou des réussites de Synergix. Ce dont il est le plus fier se trouve ailleurs. Il le voit dans les collaborateurs qui grandissent, dans les clients fidèles depuis des années, dans cette entreprise où plusieurs générations travaillent aujourd’hui côte à côte et dans cette culture familiale qui continue de faire la différence.
Interrogé sur ce qu’il souhaite à Synergix pour la suite, il reste lucide sur l’époque. Traverser tout ce qui bouge aujourd’hui, continuer à se développer côté technologie, poursuivre ce qui a été commencé il y a vingt-cinq ans. Mais son vœu le plus simple résume tout le reste : que tout le monde y soit bien.
Parce qu’au fond, on ne bâtit pas une entreprise uniquement avec des idées, des chiffres ou des technologies. On la bâtit avec des personnes.
Et peut-être que la plus belle réussite d’Enrico n’est pas d’avoir créé Synergix. C’est d’avoir construit un endroit où les gens ont envie de rester.